Le Québec et son expérience en matière de processus d’autodétermination externe – Dave Guénette, Alain-G Gagnon

Au cours des 50 dernières années, le débat sur la capacité du Québec à déclarer son indépendance du reste du Canada a animé la vie politique et constitutionnelle au pays. En effet, de l’élection du Parti québécois de René Lévesque en 1976, en passant par les référendums sur la souveraineté de 1980 et 1995, sans oublier le Renvoi relatif à la sécession du Québec de la Cour suprême du Canada et la Loi sur la clarté référendaire du Parlement fédéral, la question constitutionnelle de l’indépendance du Québec fait partie du paysage politique canadien.

Le Québec fait ainsi en quelque sorte figure de chef de file au sein des démocraties occidentales. Voilà un État moderne et développé qui tente d’obtenir sa souveraineté nationale, non pas en temps de guerre ou pour des raisons d’oppression politique grave, non plus pour mettre un terme à une emprise coloniale sur son territoire ou pour s’affranchir d’un système politique totalitaire, mais bien pour des raisons avant tout culturelles, identitaires, linguistiques et économiques. En ce sens, il est juste d’accorder à la nation québécoise un rôle de pionnier en matière de reconnaissance du droit à l’autodétermination externe des nations minoritaires.

À ce titre, les mouvements sécessionnistes d’aujourd’hui en Écosse et en Catalogne, s’ils s’inspirent inévitablement de l’expérience québécoise, contribuent également à alimenter les débats en ce qui a trait au droit à l’autodétermination des nations minoritaires au sein de sociétés multinationales démocratiques. À terme, il est clair que les enseignements québécois, écossais et catalans – mais aussi éventuellement ceux des cas flamand et sud-tyrolien par exemple –participent à une forme de dynamique dialogique où l’expérience pratique d’un de ces cas précis peut se révéler avoir une influence concrète sur les débats au sein d’autres mouvements indépendantistes.Read More »

Elecciones en Québec: cambia la mayoría – Josep Mª Castellà

El pueblo de Québec ha votado mayoritariamente a favor de un cambio político en las elecciones anticipadas a la Asamblea Nacional que han tenido lugar el lunes 7 de abril de 2014, en las que ha votado casi un 10% menos que en las anteriores elecciones del 4 de septiembre de 2012 (65,6% frente al 74,6%). Los electores han dado la victoria al Partido Liberal, con una mayoría absoluta de 70 escaños (de los 125 de que se compone el Parlamento) y un 41,2% de los votos emitidos (frente a los 50 escaños y 31% de los votos en las elecciones de 2012). La candidatura vencedora estaba encabezada por Philippe Couillard, un conocido profesional de la medicina que había ocupado varios cargos ministeriales en anteriores gobiernos liberales. La primera ministra, Pauline Marois, al frente del gobierno del Parti Québécois (PQ) desde su victoria en las elecciones celebradas hace dieciocho meses, ha llevado a su partido a una de las mayores derrotas jamás sufrida por el PQ y que solo encuentra precedentes en resultados de los años setenta, habiendo perdido ella misma el escaño. El partido soberanista ha obtenido 30 escaños y un 25,4% de apoyo popular.   En la legislatura anterior el gobierno soberanista no ha gozado de mayoría en el Parlamento provincial (54 escaños), por lo que la premier Marois decidió convocar elecciones anticipadas a inicios de marzo de 2014. En aquel momento las encuestas electorales otorgaban a su partido una mayoría cómoda, debido en buena medida al liderazgo mostrado en la gestión de alguna crisis social vivida en Québec y, sobre todo, al impulso de la Carta de los valores, la cual perseguía erradicar del espacio público los signos religiosos visibles. Read More »